dimanche 3 juillet 2016
Elle conduit depuis quatre heures. Ils se sont arrêtés sur une aire de pique-nique, pile-poil près d'une table et ses bancs. Sa fille a regardé le banc quelques secondes comme à ses huit ans puis s'est plainte qu'il était mouillé. Elle a rejoint son frère qui a fait un demi-tour sitôt sorti de l'habitacle. Elle les a contemplé et s'est rappelé hier, lointain.
Elle a commencé à manger sa salade. Sa fille l'a finalement rejoint, s'asseyant à ses côtés. Le bois était sec.
Ils sont repartis.
Arrivés presque à destination, sa fille a allumé la radio pestant contre sa vétusté. Un air disco s'est mis à hurler dans la voiture, un air qu'elle connaissait bien dans les discothèques, qu'elle avait toujours détesté. Le rythme, le volume ont provoqué des larmes. elle savait qu'elle avait le temps. Elle a stoppé le flux, attendu cinq longues minutes avant d'
essuyer chaque oeil de la main. Elle sentait quand même un peu d'eau sur la joue qui s'enfonce dans les pores.
Sa fille l'a regardé trois minutes après. Elle n'a rien vu.
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