dimanche 10 juillet 2016
















Le jardin sur le chemin. Le banc face au plan d'eau encadré de palmiers depuis le printemps. La chaise face à la pelouse, le bâtiment au fond surmonté d'une horloge qu'elle scrute toutes les cinq minutes. Elle reste là ou encore près de la fontaine où une femme âgée retranscrit un texte sur une tablette face à son chevalet.
Toujours face à quelque chose d'immobile, d'apaisant, de rentré.
Elle se lève vingt minutes avant le rendez-vous et remonte le jardin puis le mail jusqu'au boulevard. Toujours le marché la mardi, tranquille, quasiment sans client vers onze heures.
L'antiquaire après la station-service qu'elle se refuse à regarder de trop près puisqu'elle va bientôt partir pour plus petit. Toujours des meubles habités, rugueux presque sales, uniques.
Elle s'assoit souvent cinq minutes face à l'adresse et sort son livre. Elle arrive toujours en avance.

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