lundi 8 août 2016

croissant de lune, nuages gris effilochés, cimes des arbres verts-noirs, moutons grignotant les herbes tardives encore en surface, deux ensemble gueules en approche, bâches phosphorescentes à l'arrière sur des détritus, des bois abandonnés, clôtures bordant un chemin creux, arbustes sous les peupliers géants, la colline abrupte, les pâturages, le vide où se perdre la nuit qui tombe, les cigales baissant d'un ton, le chien avec les loups, les feuillages immobiles qui attendent la nuit noire et moi dans ce large bord, dans cette restriction de moi-même, l'oubli du jour, le ciel qui se mêle au froid, les moutons qui s'enlisent dans le sol deviennent des tâches blanches. le vert s'efface reste le blanc, le reflet du blanc, l'odeur de l'humide, les dernières voitures avant d'être retournées dans le fossé au petit matin. le matin du forez.