Elle parle fort derrière lui. Ça la fait sourire. Il est obligé de s'éloigner pour téléphoner. Elle exulte. Elle s'imagine la scène et puis elle regarde la fenêtre, la cour, le ciel orageux. Elle échappe au glauque, au mensonge, à la dissimulation, au traquenard par naïveté. Elle croit, fait confiance.
Elle gagne sur elle et perd sur eux. Elle raccroche, épouvantée. Elle voit cette mare fétide et poisseuse qu'elle vient juste d'éviter là, presqu'au bord de son orteil.
Elle retourne dans la salle, cherche le cliché qui la fait venir, interroge la galeriste qui est pourtant sûre de l'avoir tenu en main, qui retourne avec elle, scrute les murs. Il est petit, non. J'aimais bien cet homme sur la glace comme il aurait pris le métro, solitaire, loin de tout, la glace sale.
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